dimanche 21 janvier 2007
Est-ce que lorsqu'on s'approprie une fenêtre, on emmène le paysage qui va avec?

-T'es amoureuse?
-Mieux que ça.
Ca fait deux trois jours qu'on me répète la même question.
Deux trois jours que je donne la même réponse.
Je ne sais pas si je suis vraiment capable d'expliquer.
D'expliquer que je suis heureuse. Simplement.
Il suffisait d'un coup de fil, un simple coup de fil.
Un coup qui ne fait pas mal, un coup tellement doux que c'est mieux qu'une caresse.
Et me voilà à fondre en larmes dans le métro, faute de pouvoir prendre les gens dans mes bras. Faute de sauter. Faute de hurler.
- Il y a eu des désistements, oui, ça vous intéresse toujours...?
Et puis mon premier voyage en Turakie, jeudi.
Intimae.
Il avait vraiment tout pour plaire ce spectacle.
Entre la clarinette.
Les objets.
Les marionnettes.
Ah
je ne peux vous en dire plus, allez le voir, allez le voir, ce n'est
pas racontable, c'est plus bouleversant que n'importe-quel mot.
Et puis le voyage continue. Tout le week-end.
Ce stage avec Michel Laubu, c'était WHAH.
Voir naître ces marionnettes sous ses mains, se surprendre à
manipuler quelque chose qui nous échappe, nous dépasse, prend son
autonomie malgré nous, et donne des claques sans nous ménager.
Etre
avec des acteurs pros, et se rendre compte qu'on peut s'en sortir aussi
bien qu'eux, si ce n'est plus. En théâtre, la naïveté a souvent du bon.
Et revoir le spectacle une seconde fois.
Avec un autre regard.
Je redécouvre le théâtre.
Et zut ça me passionne toujours autant.
Je reprends la décision de gâcher mon avenir.
Comme elle l'a dit si justement hier soir: "Si on avait eu le choix, on serait probablement de grands ingénieurs. Mais tu sais aussi bien que moi qu'on ne peut pas vivre sans."
Edit: Et comme promis, je vous mets mes débuts à la clarinette... Ici. C'est ma participation au défi numéro 2 de clarinette pas très nette.
mardi 16 janvier 2007
La ville entière me sourit, j'ai tous les bonhommes verts.
Joie. Joie. Joie. Joie.
Quadruple joie.
Et la vie est belle et tout le tralala.
Ah et je vous aime aussi. Même ceux que je déteste.
vendredi 12 janvier 2007
Ca faisait longtemps, ptet une éternité
Je ne sais pas si je sais encore mettre des mots sur ça.
Combien de temps?
Assez longtemps pour oublier ce que ça faisait...
Assez longtemps pour douter de l'indubitable.
La scène. Je ne savais plus pourquoi j'aimais tellement ça. Pourquoi j'avais pris la décision un jour d'en faire mon métier. Alors que j'étais promise à de grandes études ô combien prestigieuses.
Et puis ce soir...
Les "papillons dans le ventre", comme quand on est amoureux, avant de monter sur scène.
Quand Mademoiselle Bubamara était aux trente-sixièmes dessous, je riais de ressentir à nouveau ça.
Le trac.
Cette tension qui comprime le ventre en quarante mille petits paquets cadeaux, jusqu'à la première entrée sur scène.
Ce noeud d'entrailles qui galvanise, qui porte...
On oublie le reste.
On s'enfonce profondément dans l'instant.
Ce moment où tout ne tient plus qu'à un fil, où l'on a l'impression de tout contrôler, si bien que cela nous dépasse.
Quand on bascule de l'autre côté du miroir.
Zut c'est ça que je veux faire et je le sais. Pourquoi je continue à hésiter.
samedi 6 janvier 2007
Les jours coulent comme du lait...
Cette expression me trotte dans la tête... Je ne sais pas d'où elle vient, ni ce qu'elle veut dire, mais ce que je peux affirmer, c'est qu'elle s'est bel et bien installée dans les replis de mon cerveau.
Demain je rajouterai une photo.
Demain je serai plus haut sur la carte géographique.
Et ça coule comme du lait.
Quelque chose de doux, de blanc de cotonneux.
Ptet que ça coule comme de la neige finalement.
Je ne sais pas trop, à quoi ça ressemble, la neige?
Des vacances qui se déplient comme des vraies vacances.
Des journées passées à ne rien faire.
Se réfugier sous la couette, parce qu'ya bien que cet endroit qui offre un peu de chaleur, en ce moment.
Traîner sur les forums puisque c'est ma passion du moment.
Souffler dans la claribole de temps à autre, parce qu'avec ce nouveau bec c'est affreusement plus facile...
Et se lancer sérieusement dans la fabrication de marionnette. Il faut du temps qui coule comme du lait pour ça.





