Chers Petits Spectateurs

Lever de rideaux sur quelques mots, quelques bribes de souvenirs, soupirs...

vendredi 15 décembre 2006

Les jours passent comme des années.
On saute à pieds joints dans l'adolescence pour retomber dans un fauteuil roulant.
Cette semaine, elle ressemble à rien, elle est comme en décalage horaire permanent.

Rien ne se passe, et pourtant ça a lieu.
Ya la Méchante Vie qui ressemble un peu à Hernani.
La bataille est purement sonore.

De l'au revoir dans l'air du temps. De l'au revoir surréaliste.
A Denfert. On démantèle le sol. Et on se retrouve séparées par un mur de carrelage blanc.

Et puis mince, pourquoi j'peux pas m'empêcher de m'inquièter.
Ya des gens qui vont pas bien, et ils ne me le disent pas, et ça serait bien, oui ça serait bien que je m'en occupe, oui j'en ai envie, je veux juste être là avec eux, je veux juste qu'ils arrêtent de se détruire comme ça à petits feux.
Tant pis, je crois que je ne pourrais pas m'arrêter de crier dans le ravin. Même si j'ai pas de réponse en contre partie.

Rhah.

Posté par Bigorzazou à 22:49 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mardi 12 décembre 2006

London Calling




Ah comment dire.

C'était simplement...
London quoi.

Rien que toutes les trois.
Coeur d'or, Mademoiselle Bubamara.
Et puis moi.

Tourner le dos au quotidien parisien, pour sourire à l'extraordinaire londonien.
Adieu mots, taches, pollution.
Pour deux trois jours juste nous trois, un sac sur le dos.
Et des biscuits (gâteaux?) dedans.
Bien rangés à côté de nos secrets. De nos caractères.

Un vrai road movie.
Plan d'ensemble sur nous, marchant sur le Waterloo Bridge, en hurlant notre émerveillement naïf.

Plan rapproché sur les larmes, le passé présent futur.
C'est pas l'amour qui se consume comme une cigarette, c'est l'adolescence.

On s'est rencontrées à peine rafistolées.

Un vrai road movie, comme au cinéma.
Le voyage initiatique qui nous oblige à jeter un coup d'oeil en arrière.
Les autres qu'on découvre autrement.
Les larmes alternent avec le fou rire.
Ca aurait pu s'appeler Trois françaises à Londres, ou En attendant l'Eurostar, ou n'importe-quel autre titre débile.
Comme dans tout bon road movie, on n'a même pas réussi à voir ce pour quoi on était venues à la base.


Ca ressemblait à l'adolescence ce voyage.
Entre les fripes punk gothiques de Camden Town.
Soho et son air de roman noir new-yorkais.
Les Clash en boucle dans la tête.
Et ailleurs.

Parce que oui, hurler London Calling en passant devant Big Ben, ça reste quand même super classe.
Et l'auberge à Notting Hill. Elle avait un goût de poupées russes.
On entendait toutes  les langues.
Mademoiselle Bubamara a même parlé de Zagreb avec une jeune fille ex-yougoslave. Et un numéro dans sa poche.

Ca ressemblait tellement à un film, que je continue à me demander si c'était pas un rêve, tout ça.
La pluie, les sacs qui pèsent une tonne, le café réconfortant, la boutique d'Alice, la chance qui survient toujours au moment où on s'apprête à perdre espoir. Comme dans un film, j'vous dis.

Et la chorale de Noël, au moment où on s'apprêtait à partir.
Mademoiselle Bubamara qui fond. Moi qui craque plus en silence.
La magie de Noël.
Cette expression absurde a enfin un sens.
Comme dans un film.


Deuxième version du road movie

Posté par Bigorzazou à 23:04 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 7 décembre 2006

Et oui ça y est je peux enfin ressouffler dans ma claribole...

C'est que de ventoline en perfusion, ça commençait à me manquer ça dis donc.

Je passe mon temps chez les pas nets de la clarinette.

Après les blogs, les forums, on change de drogue.

D'ailleurs, à ce propos, tadaaammm, graaaande annnonce very importante.
Puisque j'ai pris goût aux forums. J'ai décidé de créer mon mien propre.

Egosillement de tambours, etc.

Ca s'appelle l'Espace Vide.
Outre le fait qu'il porte bien son nom, cet Espace,
(Puisque personne n'y pointe le bout de son bide)
J'vais vous dire quand même quoi qui s'y passe.
(Ou s'y passera, la dernière restera)
Donc, ,
Dans mon nouvel espace internetal,
On se prend le chou.
Ah oui, ça sert à ça un forum, après tout,
Et ici, plus précisément, on parle de platal.
De théâtre quoi.
Entre autres.
De tout ce qui touche un peu à la scène, voilà.
Je cherche tout bonnement d'autres apôtres,
Qui accepteront de parler pour ne rien dire,
De se tritouiller le cerveau,
Sans toutefois s'assagir,
Dans l'emploi abusif des mots.

Suivez le guide!

Posté par Bigorzazou à 23:41 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 4 décembre 2006

L'ironie du sort

Ah ouais, j'ai un problème dans ma façon de souffler.

Mais là, la seule chose dont j'avais besoin, c'était d'un médecin.
Le médecin qui ne vient pas.

Ah le partiel qui approche.
Et les poumons qui suivent pas putain.
Des coups de fil à droite à gauche, des messages un peu partout.

Des coups de fil, oui. Vraiment mince le fil. Ca fout les jetons de prendre conscience de sa fragilité.

Et puis on sait plus trop.
L'ambulance qui en appelle une autre.

Six personnes autour de moi qui me demandent de me déshabiller.
On me fout des électrodes, une perfu.
Je ferme les yeux. J'entends parler dans plusieurs langues.

J'ai l'impression d'être dans une série américaine.
A côté de moi, ya Doc Carter et ses deux stagiaires chinoises.

Je vois le ciel de paris défiler, coloré en bleu par les gyrophares.
Cette poche qui pendouille au plafond de l'ambulance.
La machine qui fait bip bip bip...

Rien de grave hein, allez pas vous inquièter.
J'suis juste en rogne.
Un partiel de loupé, passe encore.
Mais mobiliser une partie des urgences de l'hôpital Cochin parce qu'y a pas assez de médecins sur la région parisienne, ça  m'énerve au plus haut point.

Rhah quoi.

Posté par Bigorzazou à 18:27 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 3 décembre 2006

Yen a qui me font halluciner, parfois.

Je deviens de plus en plus étourdie.
Petit à petit.
Entre le train que j'ai loupé l'été dernier.
Les mails et les textos, j'oublie juste d'y répondre.
L'autre jour c'était une place de théâtre.
Et dimanche dernier c'est carrément un spectacle que je ne suis pas allée voir. Avec elle.
J'en oublie même de rester en bonne santé.

On se dispute, on se fait du mal parce qu'on se fait mal, et puis finalement l'amitié ça veut ptet dire quelque chose.
On va voir des Vies Méchantes, et on garde le sourire jusqu'à la fin du spectacle, tant pis si les autres n'ont pas aimé, tant pis s'ils sont partis en plein milieu, tant pis si on faisait tâche au milieu du gratin parisien; le bonheur le plus total, c'était d'être du même avis.
Juste ça.
Des fois, yen a qui me font halluciner, oui. Incapables de voir ce qui leur saute aux yeux. Ceux-là ne se remettent jamais en question. Le monde entier est contre eux, et rhah. Ces gens-là me terrifient.
Le pire, je crois, c'est de me dire que si ça se trouve j'suis juste pareille.

Finalement, j'ai quand même passé un week-end assez fabuleux.
Même si j'ose pas trop le dire.
Même si j'ai encore les bronches en bric-à-brac.
Parfois, j'aime les rencontres.

Posté par Bigorzazou à 21:08 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1