mardi 12 décembre 2006
London Calling

Ah comment dire.
C'était simplement...
London quoi.
Rien que toutes les trois.
Coeur d'or, Mademoiselle Bubamara.
Et puis moi.
Tourner le dos au quotidien parisien, pour sourire à l'extraordinaire londonien.
Adieu mots, taches, pollution.
Pour deux trois jours juste nous trois, un sac sur le dos.
Et des biscuits (gâteaux?) dedans.
Bien rangés à côté de nos secrets. De nos caractères.
Un vrai road movie.
Plan d'ensemble sur nous, marchant sur le Waterloo Bridge, en hurlant notre émerveillement naïf.
Plan rapproché sur les larmes, le passé présent futur.
C'est pas l'amour qui se consume comme une cigarette, c'est l'adolescence.
On s'est rencontrées à peine rafistolées.
Un vrai road movie, comme au cinéma.
Le voyage initiatique qui nous oblige à jeter un coup d'oeil en arrière.
Les autres qu'on découvre autrement.
Les larmes alternent avec le fou rire.
Ca aurait pu s'appeler Trois françaises à Londres, ou En attendant l'Eurostar, ou n'importe-quel autre titre débile.
Comme dans tout bon road movie, on n'a même pas réussi à voir ce pour quoi on était venues à la base.
Ca ressemblait à l'adolescence ce voyage.
Entre les fripes punk gothiques de Camden Town.
Soho et son air de roman noir new-yorkais.
Les Clash en boucle dans la tête.
Et ailleurs.
Parce que oui, hurler London Calling en passant devant Big Ben, ça reste quand même super classe.
Et l'auberge à Notting Hill. Elle avait un goût de poupées russes.
On entendait toutes les langues.
Mademoiselle Bubamara a même parlé de Zagreb avec une jeune fille ex-yougoslave. Et un numéro dans sa poche.
Ca ressemblait tellement à un film, que je continue à me demander si c'était pas un rêve, tout ça.
La
pluie, les sacs qui pèsent une tonne, le café réconfortant, la boutique
d'Alice, la chance qui survient toujours au moment où on s'apprête à
perdre espoir. Comme dans un film, j'vous dis.
Et la chorale de Noël, au moment où on s'apprêtait à partir.
Mademoiselle Bubamara qui fond. Moi qui craque plus en silence.
La magie de Noël.
Cette expression absurde a enfin un sens.
Comme dans un film.
Deuxième version du road movie
Commentaires
Je l'attendais ton article sur le pays du Gorgeous. J'suis sûre que t'attends le mien aussi, patate ^^. Il y est, ça y'est.
J'suis toute ahurie moi maintenant.
Quand je suis très émue, et que j'arrive pas à savoir si je pleure ou si je ris, j'ai comme le coeur qui gonfle.
C'est très adolescent tout ça, c'est vrai.
Je suis pas même pas vraiment en train de rentrer à Orsay là.
Pfff. J'arrive plus à trouver de mots, j'arrive plus. J'ai envie de refaire un voyage pour vous dire tout ce que celui là me fait.
Et c'est tellement bien raconté... je pourrais presque fermer les yeux et m'imaginer un pêle-mêle d'images, musiques, ambiances rien qu'avec tes mots.
Mademoiselle Bubamara> Je me rends compte que je n'ai rien à te répondre, car je t'ai déjà tout dit.
Bulle> Le coeur y est, ça y fait beaucoup...
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