Chers Petits Spectateurs

Lever de rideaux sur quelques mots, quelques bribes de souvenirs, soupirs...

mardi 31 octobre 2006

J'aurais pris autre chose.

Qu'est-ce qu'on dira, hein?
Faut bien dire quelque chose...

Et même si on n'a plus rien à dire. On par(le). On rit.
Quand même.

Quand on se sent l'âme anthropologue.
On part.
Ailleurs.
On part toujours, oui.
Pas seulement l'ailleurs. Partir, c'est d'abord quitter. Ou peut-être fuir l'ici. Quand on a déjà quitté. Plus rien ne nous rattache.

Prendre un train.
S'éloigner de ce gouffre effrayant qui se crée entre deux corps. L'espace infini délimité par deux bords de trottoir. C'est juste ça. On marche ensemble, mais yen a toujours un qui traverse la route tandis que l'autre reste à attendre le bonhomme vert. C'est aussi simple que ça.

J'ai envie de faire la fête.

Vie-mimésis.

C'est l'affaire d'une ou deux années. En attendant on se fera petit, promis, promis, promis...
Sa silhouette est maigrelette.


Posté par Bigorzazou à 21:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 25 octobre 2006

On racontera des bêtises et puis ça ira.

Les blogs tout ça. Encore eux. Emessène aussi. Aime et sème.
L'internétale c'est du pas clair.
De l'interprétation de quat'sous.  Défouloir. Ca fait du bien, bonheur mesquin. Impudique âme qui s'étale. Gênant parfois.

[Le dernier rejeton de la Jeanne dans les mains]

Ce blog, c'est un peu une farce.
Ya deux ans presque trois je sais plus.
C'était pas si répandu.

Et Elle J'ai trouvé un site regarde ça m'a l'air trop bien On publie des articles D'autres internautes les commentent J'ai envie de m'incrire
Et Moi Chouette Vas-y lance toi
Et Elle Ah non j'ose pas toute seule Mais j'en ai envie Tellement Incris toi avec moi
Et Moi Ca ne me dit rien vraiment T'as pas besoin de moi pour ça Et puis je ne posterai rien
Et Elle S'il-te-plaît
Et Moi Silence

Je me suis inscrite, persuadée que je n'utiliserai jamais mon compte.
Bilan: Elle a arrêté d'écrire quelques semaines plus tard. Bientôt trois ans que Je pédale dans les mots.

[Je n'écoute que moi qui ne veux que mon bien Mais je parle si bas que finalement je n'entends rien]

Et peut-être que ça vaut le coup.
Pour rester avec ceux qui sont loins.
Nan
La Cuisinière. (Mais sa toile se meurt)
Et donner des nouvelles aux autres. Parfois. Quand ils passent par là.
Même pour ceux moins loins [un Seb par-ci]
Voir carrément moins loins [Chère coloc]

[Plus j'écoute l'eau couler, plus je me dis que cet album tombe à pic.]

Pourtant. Ils sont terriblement seuls ces blogs.
Souvent.
Des solibataires derrière leur écran. Ou des futurs ex. Compte à rebours. Ce sont eux qui partent.
Souvent.
Les pages disparaissent en même temps que la vie se remplit d'une nouvelle âme.
Souvent.
Sauf peut-être pour ceux qui se sont rencontrés comme ça.
Et encore.
Les notes se font plus rares.

[J'aime sa minceur J'aime sa maigreur J'aime sa pâleur J'aime sa faiblesse J'aime sa rudesse J'aime sa détresse Mon bonheur n'a que la peau sur les os]

Une merveille oh oui surprise d'étoiles etc.
Mademoiselle Bubamara a son coin à elle. Et c'est fou comme je m'y sens chez moi.
Du croate yougoslave je ne connais que trois mots. Les plus importants.

Volim te


[...]


[Et bordel je l'aime cette musique faut que je retourne la voir sur scène c'est pas possible faut que j'y retourne faut que j'y retourne]


C'est juste doux comme une plume. Qui passe au-dessus.
Je ne pense aux dates.
Peut-être les autres.
C'est doux comme une plume.

Et j'aime passer du temps . De plus en plus.
Ya quelque chose qui me plaît vraiment.
Quelque chose qui sonne comme Frédo le Disparu.
Et Perlino Comment.
Ya d'la partoche à bosser...



Posté par Bigorzazou à 23:00 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 18 octobre 2006

Ma vie est à l'image de mon chez moi: en bordel...

Aaaaah je suis pas couchée moi. Je suis une vraie pile Dure à Sel, moi, en ce moment.

Et voilà trois heures que je traficouille sur l'ordi pour vous poster trois malheureuses photos. Quatre pour l'exactitude.

Le moment présent ressemble à la deuxième saison de Lost: du grand N'importe nawak.

Hier soir j'me suis trimbalée avec des louches de sorcière dans le RER. Trouvées dans une poubelle non loin de là. Et Mademoiselle Bubamara sur le quai d'en face qui me fait des grands signes avec son ustensile.
Le regard des gens dans le métro. Vraiment c'est trop drôle. Ils vous dévisage de la tête aux pieds discrètement et font comme s'ils ne voyaient pas que vous vous baladiez avec un écumoire de la taille d'une casserole.



L'unique cours du mardi matin commence à s'effacer.
C'est pas que mais bon. Ca fait juste la troisième séance qu'on parle du point de fuite.
Alors on abandonne un peu, Mademoiselle Bubamara zé moi. Coeur d'or ne prend même pas la peine de faire acte de présence.

Sauf que nous, faut qu'on se démarque en restant pleinement éveillées, contrairement au reste de l'amphi. Bien.
On s'enflamme. On s'agite. On murmure, on bourdonne, on fredonne, on tisse, on tricotte...

C'est que ce petit Perlino, il nous botte bien.

- Ah ouais et là comme ça ça fait un angle de maison!!!

- Ici un coin de pièce!

- Et on pourrait faire des ombres chinoises...

- Oui oui!! Et une balançoire! J'veux une balançoire!

Et valà pas qu'on se lance dans la scèno de notre texte récemment fétiche. Ya pas à dire, on restait dans le ton du cours. Vraiment. Ca serait trop bête qu'on ne puisse pas le faire.


 

- Et où on pourrait trouver un vélo?

Silence.
Regards.
Sourires
.

- Tu penses à la même chose que moi?

- Quoi, le vélo sans roue éternellement accroché à la fac, depuis toujours, ou du moins depuis qu'on est là?

Acquiesce.

- T'as une scie à métaux?

Posté par Bigorzazou à 00:04 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 14 octobre 2006

Ya même pas quelques jours, à grande peine, j'me demandais si j'allais pas arrêter de régurgiter ma vie sur le web.

Et là jme remets à écrire une note par jour. [Comme quand je passais mon temps à me lamenter.]
Et là ça revient. Cette envie d'se lamenter.
Comme si le blog était juste une autre paroi des lamentations. Un peu de lyrisme wagnérienne que Méphistophélès!

Le RER quand il fait nuit, ça me bouleverse. Allez savoir pourquoi.

Zut quoi.

On va essayer de passer à l'as...

Posté par Bigorzazou à 22:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 13 octobre 2006

While guys are talking about football, girls are talking about guys.

Elle est pas de moi celle-là. It's from Mademoiselle Bubamara.

Je me sens d'humeur so british.
Et oui ça y est on a les prémisses londoniens. Les billets de train sont payés. La chambre réservée.
Fogg et Tamise, à nous cinq!

Il promet ce petit week-end. Rien qu'elles et moi.
Coeur d'or. Mademoiselle Bubamara.

Franchement des fois on dirait trois amoureuses.

En attendant je fais la british donc.
J'ai envie de tea time et de crumble. Tiens et pourquoi pas dimanche?

Mais tout de suite maintenant c'est juste comme il faut.
Les cours sont parfaits au millimètre près.
Le comité de lecture. Ne serait-ce que pour se vanter de pouvoir lire des pièces pazencore publiées.
Les lumières.  Juste pour le plaisir de soupirer devant Celui qui n'a pas mieux à faire. Et lui dire autre chose qu'un timide "salut" souriant.
Surtout, surtout le vendredi matin. Le cours de l'Homme aux trois prénoms plus un lit. "Objets pauvres, haillons et restes dans le théâtre français des années 70 à nos jours." Oui oui, dit comme ça, ça fait peur.
Mais la vérité c'est que c'est mirobolant. Une véritable illumination. Ya même pas de mot pour dire c'que c'est.
Je comprends tout maintenant. Sérieux les objets pauvres, c'est plus efficace qu'un psy.
Je comprends le blog.
Je comprends le farfouillage dans les poubelles.
Je comprends ma fascination pour les poupées démembrées, abandonnées.
Je comprends les marionnettes.
Je comprends la déchirure à chaque fois que je jette quelquechose.
Je comprends le bordel qui règne en roi chez moi.
Arghr tout ça c'est trop. Et la môme Macha, pas celle qui écoute les sanglots sur France Inter, l'autre, c'était le summum.

De champs en chiens, ya un truc qui me touche.

Posté par Bigorzazou à 21:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 8 octobre 2006

Bonjour, je voudrais un abonnement annuel pour le trajet Illusions-De-Beaux-Lendemains - Les Pieds /s Terre, s'il-vous-plaît.

Posté par Bigorzazou à 20:48 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 5 octobre 2006

A part ça.

Ca fait juste d'autres nuits courtes dans les pattes.

Et ce week-end là, faut absolument que j'vous en parle.
Ya pas moyen.

Nous nous étions isolés dans le fin fond de la cambrousse.
L'équipe de choc du séjour contre lequel j'ai lancé ma diatribe, une autre fois.

Tous réunis, donc, dans la demeure du Papa à Berthe Musette, un domaine de chasse.
Une forêt rien qu'à nous, le temps d'une fin de semaine.
Des hérons, des canards sauvages, des sangliers.

Les bottes, le début de l'automne.
Ma détermination à trouver des cèpes. Ah le bel échec (de plus).

Le matin je me levais dans un film des années cinquante. Blanche Dubois ou Scarlett O'hara, un domaine superbe à préserver.
Les chevaux dans l'enclos. Le vieux chien... Qui boit à l'eau verdie de la piscine.

Ya pas a dire le luxe ça a du bon, des fois.

Et les soirées à la vodka, un goût d'ivresse Kusturicienne, tout le monde un verre à la main, on danse et j'enchaîne les jus de fruit.
N'empêche que je restais la plus folle; pas une seule goutte d'alcool dans le sang.

- T'as beaucoup de chance de pouvoir te laisser aller comme ça, Zoé, de prendre la liberté de courir sous la pluie battante... J'aurais eu un change, je t'aurais suivie sans problème.

- Mais... Je n'ai pas de change...

Et voilà que je deviens l'étrange du groupe, définitivement... Odd girl. Est-ce moi qui suis folle ou eux vieux sans le savoir?
J'en connais des plus drôles qui seraient venus crier avec moi sans hésiter une seconde...

L'euphorie, elle dure même après la fin du week-end; je ris tout le temps; Mademoiselle Bubamara se trouve particulièrement drôle.

Le reste de la semaine, on ne le passe plus qu'à pouffer devant Celui qui n'a pas mieux à faire, parce qu'on se sent d'humeur collègienne timide peut être...

Tout ça, c'est de la remise en question à tour de bras.
Et du déprimage à temps partiel.
Et des pourquoi sans parce que.
Trop d'amour-propre.
Trop pudique du sentiment.
Juste incapable de dire "J'ai enve de te voir", simplement.

Rhah et tierce caca.

(Et double tierce caca: il pleut dans ma maison)

Posté par Bigorzazou à 12:48 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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